Le vent n'est pas tout seul dans l'air
C’est sur le fil, une fragilité qui devient force.
C'est le plongeon de trois artistes
dans l'instant vibrant et unique de la rencontre.
«Cette rencontre en studio
avec ces deux musiciens hors pair,
c'est pour moi, une expérience proche de l'écriture,
de l'inspiration profonde.
Plus rien n'existait autour.
Ni le temps, ni l'espace.
Que ce souffle.
Cette vibration.
Cette écoute infinie »
26 juin 2012 : sortie du CD
"Le vent n'est pas tout seul dans l'air".
Ouï-dire editions.
La richesse artistique de la rencontre
avec Alberto Garcia Sanchez et Alain Moreau
a suscité chez Michèle Nguyen
l'envie de continuer de s'ouvrir à d'autres univers.
Mais cette fois-ci,
la rencontre se fera directement sur scène.
Ses compagnons d'exploration sont
Kathy Adam (violoncelliste) et Thierry Crommen (harmoniciste).
A trois, ils interprètent
« Le vent n'est pas tout seul dans l'air ».
Le vent n'est pas tout seul dans l'air
est le premier texte écrit par Michèle Nguyen.
Ce sont trois histoires qui n'en font qu'une :
Phil le taxi, Filomena for ever, et Theo sans plus.
C'est une ode à ces personnes
qui comme par hasard
tombent au bon moment dans ta vie,
c'est à dire le pire...
"C'est un spectacle que j'aime au delà de tout.
C'est un spectacle qui a changé ma vie.
Il m'a pris par la main.
M'a fait comprendre
combien la mort d'une personne qu'on aime
peut être un cadeau.
Il a accompagné mes premiers pas
dans le monde des conteurs,
m'a révélé ma place.
Il est plus que tout autre relié à l'Invisible.
C'est un cadeau que je veux transmettre
encore et encore. "
Après le bal
Phil se retrouve de nouveau seul
au coin de la rue des Lilas
Il assiste au naufrage de son visage
dans le miroir
il a les paupières gonflées d'eau salée
il se dit
c'est bien je suis allergique à la tristesse
Alors Phil se jure de ne plus jamais pleurer
L'important c'est d'être heureux
Il décide de tout quitter
de larguer les amarres
d'aller là où le vent le mènera
mais le vent ne le mène nulle part
et six mois plus tard
il se retrouve de nouveau seul
au coin de la rue des Lilas
l'important c'est d'être heureux
et dès lors il observe le monde
le monde heureux
Et il découvre ce qui lui manque
Il lui manque une structure
c'est à dire répéter tous les jours la même chose à la même heure
il devient chauffeur de taxi la nuit
ses yeux ne se posent plus que
sur l'heure la route le compteur
et cela suffit à son bonheur
Phil a enfin trouvé la clé du bonheur
il est tout content d'aller accueillir sa mère à l'aéroport
Elle rentre justement d'un séjour à Monaco
et de la reconduire chez elle dans son taxi
mais sa mère
Mon bébé tu es tout seul c'est terrible
personne
personne n'est venu m'attendre personne
Personne
Phil poursuit sa course nocturne
mais il décide de réviser sa structure







